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Ligne ouverte Rentrée septembre 2020

 Envibus

Vous avez sans doute appris que le Président de la CASA, aussi Maire d’Antibes, avait décidé de supprimer des lignes de bus. Oui, cela a été décidé par le Président. Ce serait provisoire, certes mais quelle concertation ?

En conseil communautaire, le 27 juillet, nous avons été informés des baisses de recettes liées à la crise sanitaire et à la crise économique qui en découle : - La billetterie : gratuité et baisse de fréquentation par crainte du Virus - Le versement mobilité versé par les entreprises : moins de salaires versés, moins de taxe transport, moins de recettes pour Envibus. Mais à aucun moment, il n’a été fait mention de la décision de supprimer des lignes.

À aucun moment, les membres des commissions déplacements de la ville et mobilités de la CASA n’ont été consultés ni même informés. Nous aurions voté contre ces suppressions de lignes. À notre interrogation du Vice-Président à la mobilité, il a été répondu que le bureau, composé des Maires des villes de la CASA, avait voté pour, à l’unanimité. Certes, mais a-t-on déjà vu le bureau voter contre ou même s’abstenir à une proposition du Président ? Jamais. Pourtant, la crise sanitaire semblait avoir débouché sur une prise de conscience de l’urgence écologique. Il y a aussi une urgence sociale. Nous le disions au débat sur le budget supplémentaire en conseil municipal, il manque un volet social au plan qui nous est présenté. De même pour la CASA.

Les transports en commun devraient être une priorité.

Nous le constatons tous les jours. Les embouteillages génèrent des pertes de temps, de la pollution atmosphérique et sonore. Comment éviter ces embouteillages, lutter contre la pollution, les émissions de gaz à effet de serre et économiser les énergies fossiles ? Comment permettre aux plus précaires de nos concitoyens de se déplacer ? Dans notre programme pour les élections, nous indiquions.

  • Des améliorations doivent être apportées, rapidement, au service actuel :
  • Élargir l’amplitude horaires. - Augmenter la fréquence des lignes très surchargées.
  • Prendre en compte le confort des usagers.
  • Prévoir des parkings de covoiturage et des parcs relais. Ce qui a été décidé en est très loin. Nous rappelons que lors de la mise en fonction de la ligne A, le Président avait annoncé une grande concertation, à la rentrée, pour travailler sur la réorganisation des lignes. En guise de concertation, c’est le Président qui décide de supprimer des lignes.

Qu’en est-il de l’avis des usagers ? Seule information des usagers, le site Internet Envibus ou sur l’application pour smartphone. Pour le Président, tout le monde a accès à Internet. Qu’en est-il des personnes qui n’ont pas ou qui ne souhaitent pas se servir d’Internet ou d’une application sur leur téléphone ? Il n’a jamais entendu parler de fracture numérique !

La Gratuité est un élément de l’attractivité des transports en commun et une mesure sociale. Ce n’est pas un problème financier mais une décision politique. Faire de la politique c’est faire des choix. Il est certain que nous ne ferions pas les mêmes que la majorité actuelle.

Le Maire nous a promis des simulations sur le financement de la gratuité. Nous allons le relancer pour que ces simulations soient faites et que l’on s’engage vers une amélioration du fonctionnement du réseau et la gratuité pour tous les usagers.

 

 

Michèle Muratore
Michele.muratore@ville-antibes
Tel. 06 70 11 19 62

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